LE NŒUD BORROMÉEN À TROIS

 

LE NŒUD BORROMÉEN dans les conférences de CHARLES MELMAN 

Psychanalystes

Voici une figure topologique qui apparait tardivement dans la constellation lacanienne. Lacan y consacrera dés sa découverte, sa mise à jour, les 10 dernières années de sa vie. Elle apporte une nouveauté dans la mesure ou il sera désormais possible à l’objet petit a, cause du désir, de n’être plus opérant comme une coupure signifiante mais du coinçage, du serrage des trois dimensions du Réel du Symbolique et de l’Imaginaire.   

Il s’ensuit une approche de la conduite de la cure, ainsi qu'une série de modifications des pathologies auxquels s’affrontent autant le psychanalyste dans sa clinique, que le patient avec  son symptôme : le deuil, la phobie, l’adolescence d’une grande efficacité pratique.

Avec ce noeud  Lacan nous signifie que ce qui le faisait parler était une figure. L'organisation de notre destin n'est pas le verbe, mais une figure, commandée par des règles topologiques.

Vous trouverez ci-après, parmi les conférences de Charles Melman, un extrait de celles dans lesquelles il est fait mention du Nœud Borroméen, ses effets sur la pratique psychanalytique dans l’appréciation de ces nouvelles pathologies psychiques.

Les numéros renvoient à la nomenclature présentée sur ce site. Les commentaires qui accompagnent la référence rendent compte de ce que vous trouverez, explicitement sur les nœuds borroméens, dans le corps du texte.

 

24 Qu’est-ce qu’un lieu ?

Ce qui peut faire lien entre deux personnes est autre chose que la référence phallique puisqu’avec le nœud nous pouvons concevoir que la subjectivité ne s’organise pas d’une faille dans l’Autre mais qu’il se maintient du coinçage des trois dimensions.

33 La rationalité comme symptôme.

Lacan formalise la matérialité des trois consistances, chacune trouée, et engage à concevoir que le manque dans l’Autre ne s’organise pas du complexe d’Œdipe mais qu’au contraire l’altérité fondamentale du père nous sépare à jamais d’un idéal inateignable de structure.

248 Pourquoi un enfant tient-il à la vérité ?

Si dans le nœud à quatre c’est la vérité qui fait symptôme elle n’apparait pas comme telle dans le nœud à trois et la question se déplace de savoir si le produit de la prise de l’être par un discours qui s’en trouve alors affecté ne s’en trouve pas résolu de n’avoir à faire qu’à une figure.

68 Le mot, la chose, le nœud borroméen.

Puisque le nœud à trois peut tenir en se passant du Nom-du-Père alors quel est le prix payé, qu’est-ce qui vient alors faire impossible ?

63 Joie et tristesse du deuil.

Ce n’est pas au titre du sacrifice ou de la perte que l’objet petit a est inscrit dans le nœud borroméen mais au titre d’un coinçage qu’opèrent ensemble, conjointement  les trois dimensions de la parole et du langage.

71 L’effet de sens réel.

Ce que nous révèle le nœud c’est la possibilité d’une approche scientifique des trois dimensions avec une façon de traiter très novatrice de traiter la question du transfert.

73 Conclusion du séminaire R.S.I.

Là encore nous approchons de quelque chose assez radicalement subversif puisque si comme le nœud nous permet de l’écrire l’Autre, le grand Autre est troué, autrement dit la mère soit trouée alors l’Urverdrängt, le refoulement originaire, pas moins n’est peux-être qu’un moyen de le nier.

191  Les ex-lus, l’exclusion ses conditions logiques et politiques.

L’objet a coincé du serrage des trois dimensions est un support da la jouissance mais pas exclusivement et le nœud borroméen fait apparaitre également la jouissance Autre et la jouissance phallique.

258 Traitement moderne du corps chez les ados.

Là encore, de manière cursive, c’est la dimension borroméenne de l’approche clinique qui se révèle à nous, avec l’analyse de la symétrie des jouissances phalliques et Autre, telle que le nœud en rend compte.

129 La psychopathologie : état des lieux et inventaire. IX.

Il y est question de la manière dont le nœud rend compte de la possibilité qui nous est offerte de faire tenir notre propre subjectivité sans l’appui pris sur le signifiant maître, c’est à dire sans l’aliénation que constitue la certitude d’un Au-moins-Un dans le réel.

148 La chose freudienne.

Au centre du nœud et animé par les trois dimensions la chose chue n’en est que plus réelle, animé du semblant d’objet auquel vous l’attachez comme représentant dans la dimension d l’imaginaire et pour autant pur trou de la dimension symbolique.

188 Pierre et Jean.

Il est question ici de l’éclairage qui nous est apporté par la question de l’adoption et comment la référence ancestrale venant faire bouchon c’est la configuration d’un nœud résolument à trois qui rend compte de notre rapport du langage à la structure.

246 Amour et désir chez Freud et Lacan.

Là encore nous approchons d’une élaboration très innovante puisque la lecture borroméenne dont nous rend compte Lacan ne propose pas moins qu’il soit possible à un homme et une femme de se retrouver animé par un même objet.

 

 

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